Cette [c't']histoire-là, ça s’est passé à Saint-Élie-de-Caxton. Ça s’est passé dans le temps où, du temps, il y en [yen] avait encore… À l’époque où il y avait [yavait] le fou du village. Il [i] s’appelait Babine.

Cette [c't']histoire-là, ça s’est passé à Saint-Élie-de-Caxton. Ça s’est passé dans le temps où, du temps, il y en [yen] avait encore… À l’époque où il y avait [yavait] le fou du village. Il [i] s’appelait Babine.

Artiste : Vincent Vallières
Chanson : Café Lézard
Album : Le repère tranquille
Fait que mon sort traîne encore
À soir dans le café Lézard
Sur la table du fond proche du trottoir
J’écoute la muse puis [pi] je pense
À toutes sortes d’histoires
La serveuse bâille au comptoir
Mais qu’est-ce que je fais encore
À soir dans le café Lézard
Doit être autour de minuit moins quart
Il y a [ya] le temps qui passe
Juste en face de l’autre bord
Le Lézard est pas mal désert
Puis tu arrives [pi t'arrives] au hasard
Tu arrives [t'arrives] tout le temps de nulle part
Tu t’assois puis [pi] on jase
Et mes angoisses se tassent
Fait que mon sort traîne encore
À soir dans le café Lézard
Au cœur de mon quartier
Sur la fin de mon quart
Je reste tranquille
Et j’suis [chui] jamais en retard
Pour flâner au Lézard
Puis tu arrives [pi t'arrives] au hasard
Tu arrives [t'arrives] tout le temps de nulle part
Tu t’assois puis [pi] on jase
Et mes angoisses se tassent
Puis tu arrives [pi t'arrives] au hasard
Tu arrives [t'arrives] tout le temps de nulle part
Tu t’assois puis [pi] on jase
Et mes angoisses se tassent
Puis tu arrives [pi t'arrives] au hasard
Tu arrives [t'arrives] tout le temps de nulle part
Je t’attendais pas
Mais j’suis [chui] content de te voir

Artiste : Ariane Moffatt
Chanson : Réverbère
Album : Tous les sens
L’avenue me fait marcher, c’est comme ça
Cette nuit le ciel est mon plancher, trouvez-moi
Je m’y perds, je me gèle à l’eau, à l’au-delà
Ma tête est un bouclier, mais ça me va
Les ruelles sont mes alliées, je n’ai pas froid
Non, je n’ai rien à déclarer, je vais tout droit
Je fonce vers ma solitude, boule à part
J’suis [chui] OK, j’ai l’habitude, tu vois?
Il y a [ya] un réverbère tout au fond de moi
Qui éclaire chacun de mes pas
Je suis ici-bas dans tous mes états
Et c’est très bien comme ça
L’avenue me fait marcher, c’est comme ça
Cette nuit le ciel est mon plancher, cherchez-moi
Je m’y perds, je me gèle à l’eau, à l’au-delà
Ma vie est une série B, mais ça me va
Ma vie est une série B, mais ça me va
Il y a [ya] un réverbère tout au fond de moi
Qui éclaire chacun de mes pas
Je suis ici-bas dans tous mes états
Et c’est très bien comme ça
L’avenue me fait marcher, c’est comme ça
Cette nuit le ciel est mon plancher, trouvez-moi
Je vis dans une bande dessinée, un manga
Oh, l’histoire n’est pas terminée, croyez-moi
Ma vie est une série B, mais ça me va

Artiste : Damien Robitaille
Chanson : Homme autonome
Album : Homme autonome
J’suis [chui] venu seul au monde, sans assistance
Un enfant qui vit dans l’indépendance
Pour grandir, je m’étirais en me retirant
Et comme ça, je suis devenu un grand
Je fais tout, tout seul
Seul, comme un grand
Grand, comme un homme
Un homme autonome (x2)
Condition héréditaire
Ma famille, c’est une bande de solitaires
Depuis plus de cinq générations
Nous n’avons eu aucune réunion
Je fais tout, tout seul
Seul, comme un grand
Grand, comme un homme
Un homme autonome (x2)
Un maniaque, autodidacte
Libre comme l’air, célibataire
Je ne reçois qui que ce soit
Tant que je gueule, je reste tout seul
Ma voiture, c’est une auto-exclusion
Elle me mène dans des coins à reculons
Je vais l’échanger, tout comme mon téléphone
Il doit être brisé, jamais il ne sonne
Je fais tout, tout seul
Seul, comme un grand
Grand, comme un homme
Un homme autonome (x4)
Je dors tout seul
Je marche tout seul
Je parle tout seul
Je pleure tout seul
Je ris tout seul
Je bois tout seul
Je chante tout seul
Je danse tout seul

Artiste : Jonathan Painchaud
Chanson : Pousse, pousse
Album : Qu’on se lève
Jean est un homme jovial
Qui raconte des blagues en lisant le journal
Mais bien que d’apparence assez loin d’exemplaire
Il n’épargne personne de ses commentaires
Voilés sous les couverts de traits humoristiques
Se cachent les ulcères de l’angoisse chronique
Oh, Jean est un homme sans travail
Qui boucle les mois en vendant au détail
De beaux petits sachets ou bien des comprimés
Contenant l’intégrale de la pharmacopée
Mais certains soirs il se demande à quoi ça rime
Et certains soirs on le voit seul au fond du gym
Alors il pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors il pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Anne est une jolie maman
Qui soigne son corps et chérie ses enfants
Personne ne connaît l’étendue de son drame
Et les pensées qui rongent son petit cœur de femme
Son homme a pris la poudre d’escampette
Avec une gamine de dix ans sa cadette
Oh, Anne voudrait le faire payer
Mais elle est incapable de toute méchanceté
Il est sans le sous et n’a rien à son nom
Et il ne mérite quand même pas la prison
Mais certains soirs elle se demande à quoi ça rime
Et certains soirs on la voit seule au fond du gym
Alors elle pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors elle pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Je suis un chanteur populaire
Qui aux dires de plusieurs a vraiment tout pour plaire
Derrière ma façade de stoïque et bellâtre
Je suis aussi solide qu’une statue de plâtre
Quand la nuit tombe et que mon esprit vagabonde
J’ai tenté si souvent, peur de la fin du monde
Je suis un chanteur populaire
Et je fais ce que je peux pour ne pas être amer
Lorsqu’il me faut passer par-dessus mes principes
Pour qu’on joue mes chansons ou mes vidéoclips
Mais certains soirs je me demande à quoi ça rime
Et certains soirs on me voit seul au fond du gym
Alors je pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors je pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
On a tous sur le cœur un haltère
Et sur les épaules le poids de l’univers
Condamnés à fournir constamment un effort
Pour ne pas devenir notre propre poids mort
Mais certains soirs on se demande à quoi ça rime
Et certains soirs on est tous seuls au fond du gym
Alors on pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors on pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte…